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Au ras des mots.

Délecter l'essence des idées.

Le manifeste de l'hypocrisie.

Publié le 31 Mars 2017 par Eidict Louis in Parlement, Haiti, Hypocrisie

Crédit: Radio Télé GinenJacques Guy Lafontant. Nommé Premier ministre contre toute attente, a brisé les balustrades de l'arène politique d'un parlement Haïtien en quête d'existence morale, pour asseoir une littérature politique. L'espace où il faudrait peiner en faisant le tour des séances pour enfin arrêter à un nom dont la résonance n'est anodine, un peu pour évoquer à quel point les parlementaires se faisaient illuminer par une absence totale de discernement.

D'aucuns s'affichaient sceptique quant à la ratification de sa politique générale. Leur scepticisme fondé non sur une rationalité politique Mais sur une institution idéologiquement branlante, moralement douteuse et que sa seule vocation est l'appat du gain, ainsi faisant fi de toute considération nationale en terme d'intérêt.

Les échappatoires déguisées en saillie pour mieux dérober l'innocence d'un peuple candide montrent à quel niveau la perception de corruption est criante et la proclamation de la souveraineté de la médiocrité et de l'ignorance ont définitivement gain de cause à Haïti.

De ces séances, il importe de découvrir, primo: Le sens de parlementer qui échappe au sens des parlementaires en tant qu'Hommes d'État. Voilà pourquoi, jamais démarcation il y a eu entre, les demandeurs de quelques tronçons de route, de quelques Méga Watts d'électricité... soit dans leur circonscription ou département respectif, Et ceux qui posaient le problème de l'énergie et des infrastructures ... En terme de politique. comme il n'y en avait pas eu !

Secundo: la culture d'hypocrisie. Pas que je sache qu'un gouvernement immoral n'a été à l'insu d'une société civile saine. L'on comprend fort mal les critiques acerbes fusées à l'endroit de ces parlementaires incapable de gravir l'estrade de la pensée critique et à même de poser les vrais problèmes de la nation. Au revers de la lune que le doigt pointe, il convient ici, aussi bien, d'incriminer le doigt lui même.

Ces critiques, en plein dans le mille des costards cravatés qui ne parlent que le langage des billets, flottent tel des bulles dans un noir de jais, pour enfin remonter à la clarté du jour aux visages même des railleurs leur propre beuveries. Sinon il serait difficile de déceler la poussière dans l'oeil de l'autre si la nôtre n'était pas constituée du même bois.

Il est évident que nous nous amenions droit au bas fond de la bêtise, et que nous nous écartons peu à peu du concert des nations vu au nivellement par le bas de notre système d'éducation. C'est le moment plus que jamais de nous prendre au sérieux afin qu'on nous prenne au sérieux. À commencer par la censure du ridicule, de la bêtise et du ce n'est pas grave. en ce sens, il faut investir les espaces publics de délibération pour freiner la dégringolade, faire en sorte de trouver le bout du tunnel et s'évertuer à la reviviscence.

Eidict LOUIS. 

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