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Au ras des mots.

Délecter l'essence des idées.

La mauvaise culture chasse la bonne.

Publié le 8 Avril 2017 par Eidict Louis in culture, société, éducation

Crédit facebookLorsque l'éducation n'est pas à même d'élever l'homme à la dignité de son être, la nation ne fait que plier l'échine devant l'insensé. Et l'inculture en incubateur ne met au jour que des obscénités qui, de surcroît, bousculent la moralité.

De scandale en scandale, nos pieds perdent les surfaces de la raison et flottent dans le firmament de l'inconcevable pour côtoyer l'indécence. Le plus dangereux, c'est qu'on vit avec, pas en tant qu'offense à la société mais comme faits-divers . Puis les valeurs républicaines s'effritent. Quitte à nous mettre une branlée aux yeux du monde et nous éjecter, en de vrai paria, loin du concert des nations mais on en n'a cure !

La violence de l'inculture, ici, symbolique, n'est pas ce discours mal formulé à l'étreinte des lapsus infinis pour enfin assassiner les tympans ou encore le vœux d'un sexe à instaurer l'hégémonie de sa virilité suprême, jusqu'à exhiber sa partie mâle en partage de photos mais par le fait même que l'État n'a jamais existé, et pire, son existence ne sera pas pour demain.

Triste réalité. A plus de deux siècles d'histoire, jalonne encore à Haïti cette disparité bienveillante qui veut que l'éducation soit un legs de haut rang, élitiste, pour mieux asseoir une forme de domination à travers une langue échafaudée en instrument de différenciation sociale. Au gré de ce contenu, peut on repprocher à Ti-Mamoune [ plaidée coupable du délit de pauvreté ] d'être écervelée ? Étant déformée de ces écoles[borlettes] où elle faisait marelle jusqu'à obtenir ce diplôme de ces centres universitaires logés au coin des rues jonchées d'immondices.

D'autre part ce contraste saisissant des écoles orphelines de bibliothèque voire des laboratoires d'expérimentations alors qu'à chaque recoin sont bienvenues ces bordels appât aux déhanchements extasiés d'une partie de jambe en l'air annonçant; dévisage l'alternative de l'éducation à Haïti.

Finalement ! ces quelques rares bibliothèques grand public témoins du temps, à présent rembrunies de silence, stagnent en berceau de poussières. Et voilà ces vielles pages continuent à jaunir. En effet, à quoi bon de s'y rendre puisque récompenser la compétence à Haïti est l'exception de la médiocrité érigée en règle.

Alors croyez-vous vraiment là où l'État existe , l’abracadabrant aurait droit de cité ? Si c'est le cas, la mauvaise culture a déjà chassé la bonne.

Eidict Louis.

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