Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Au ras des mots.

Délecter l'essence des idées.

Photo-gaffe: Le coup de flash qui enterre.

Publié le 10 Juillet 2017 par Eidict Louis in Photographie, Mannequin, Haiti

Qui d'entre les mortels lors d'une félicité ne piaffait d'impatience par l'insigne tentation de capturer l'instant, voire l'immortaliser. car lorsque viennent les vicissitudes de la vie, à grand renfort, dézinguer ce qui nous reste de fringants, l'esprit pour s'abreuver de consolation rumine la béatitude d'un temps radieux qu'on voudrait vivre à jamais et par là même laisser des étincelles de souvenir à la postérité. Et voilà ! la photo, témoin de l'heure et des caprices les plus intimes, imprime une copie du réel.

L'exercice n'a jamais été difficile quand l'usage domestique est visé. Il suffit d'appuyer sur le déclencheur de l'appareil. À l'inverse, quand on quitte la maisonnée avec la bienveillante intention de s'ouvrir sur le monde et planer au dessus des clichés: Le professionnalisme s'impose puis exige. Mais nombre d'entre nous, ne nous sommes pas témoins d'une époque pour peu qu'une camera soit à la portée de quiconque, se réclame photographe? Le mal n'est pas que ça.

Si on descend vers l'objet même de la photographie ( hormis la capture pour de vagues souvenirs), sollicite une mise en valeur; celle de l'expression d'une réalité que beaucoup aurait laissé filer nonchalamment soit par la rapidité de l'événement ou encore par une des facettes que le quidam ne se donne la peine d'y remarquer. Autant dire qu'il arrive que les potentialités d'une communauté soient légion mais latentes si ce n'était qu'une photographie qui a éveillé les sens et permettant de découvrir le dissimulé. Mais elle fait fausse route quand son objet n'est pas bien cadré.

Parlant d'objet, le point focal de presque tous les projecteurs demeure la mode. Et ces demoiselles en concurrence avec les flash, sauf quelques rares exceptions, évoluent dans la pénombre de toute connaissance relative à ce à quoi elles œuvrent. Ce qui fait, du désir de devenir Top Modèle les rend vulnérables et pour la plupart exploitées. À l’occurrence, je me défis d'ajouter mon suffrage à celui des photographes [prétendus] quant à la compréhension de la photographie elle-même. En effet, après la beauté relative que s'exposent leurs photographies, que reste t-il sinon que des scènes dénuées d'originalité. Donc prendre en photo ne suffit pas, alors qu'il pouvait exister une photographie haïtienne dans le sens du mannequinat avec le style, les variétés, les sites, les plages, la culture etc...

Certes l'on comprend cette nouvelle forme du dynamisme consistant à la promotion du beau et de l'attrait. Mais cette approche ne doit aucunement empêcher, à travers cette volonté d'améliorer l'image d'Haïti, de suivre une démarche structurelle et d'institutionnalisation. Avec des professionnels en la matière on devra avoir une concurrence saine, éclairée et bénéfique pour toute la chaîne. D'abord à partir de la qualité des photos et Mannequins affiliés, des stylistes qui auront à confectionner tenant compte de notre identité puis ces jeunes doués et dévoués à l'écriture de créer des magazines à des fins de commercialisation. C'est alors que la photographie aurait un sens puisqu'elle pourra permettre de promouvoir de façon originale la restauration de l'image du pays et en même temps l'amélioration des conditions d'existence de certains jeunes.
 

Eidict Louis

Commenter cet article