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Au ras des mots.

Au ras des mots.

Délecter l'essence des idées.

Publié le par Eidict Louis
Publié dans : #habillement, identité
NCM Photography / Decime Meika

Certaines fois, à force d'avoir envie de glisser un mot dans le discours strictement basé sur l'autre, fait qu'on saute les échelons pour asseoir un jugement creux, faux, dépouillé de sens critique et de réserve. À ces occasions, l'unique assaut est de s'empresser tel un rat terrorisé à la rescousse de son trou pour éviter la rage d'un chat dont l'estomac barbouillant le vide plus de trois jours sans nourriture. Sans recul, cet empressement paralyse le bon sens et place le cerveau dans une réflexion unique qui se résume à: Ce qu'on voit est ce qui est. Ignorant et oubliant ainsi que sous nos sens peuvent se flâner des apparences quelque peu trompeuses. 

La distance avec laquelle on regarde les gens créée une image, pour la plupart, disproportionnée de leur véritable nature. si bien pour étayer, qu'un proverbe chinois abonde dans le sens de "Ne jamais juger quelqu'un sans faire un kilomètre dans ses mocassins". Pour dire, la représentation que renvoie une personne n'est pas toujours ce qu'elle est. Dans un sens ou dans l'autre. Surtout quand vestimentaire il en est question. À proprement parler; ne s'emballe pas trop aux apparences. 
 
Il n'y a  jamais eu de mal à se sentir soulagé dans sa peau en faisant ce qui plaît à soi-même. Sans distinction aucune, chacun dispose du droit d'être comme il est. De se vêtir au gré de sa fantaisie sans être acculé et affublé de propos désobligeant. Jouir d'un morceau de bonheur tant que le temps flatte encore de sa permission. Sinon, la vie ne pourrait se vanter de son vécu si les goûts et préférences étaient unanimes.

C'est pourquoi, elle se plaît à porter des minis jupes, des jeans délavés qui révèlent un corps ciselé de la main du Bon Dieu. Alors que l'autre se trouve parfaitement adaptée dans sa jupe balayant les chevilles. Pendant que monsieur se sent plus léger dans un tenu fait de tissu Armani, le bonhomme se fait la mesure de porter ses paires de jeans à bas fesses sur lesquelles tombe un maillot faisant ressortir les six pack d'un abdomen bien taillé à force d'exercice. 

On comprend donc très mal l'idée de se hâter pour accoler une étiquette sur ceux et celles de la deuxième génération. Le fait de porter des minis jupes, ses paires de jeans à bas fesses dit qu'il est un raté, un dévoyé, un déviant, un marginal, un bâtard ou une pute? Que de jugement futile digne d'un inculte. Si quelqu'un n'est pas comme on est ou comme on l'aurait souhaité qu'il soit, fait qu'il est en dehors de toute considération de personne normale. Il faut cesser de voir les choses telles que leur couverture se présente, mais en fonction de ce qu'elles sont en vrai. 

La subtilité entre l'apparence et la réalité pousse les gens au délire. Amincit leur pensée. Les attache au banc du ridicule. Gravir l'étape de grandeur d'âme et de personne avisée ne compte guère pour ces gens. Bornés, ils se fient uniquement à ce qu'ils voient. Ce jugement hâtif empreint d'émotions n'est que le reflet d'un esprit aiguisé par l'incompréhension, l'ignorance et l’irréflexion. Ce réflexe est donc causé par une maladie de l'esprit. Que seul remède à injecter à ces malades est une forte dose d'éducation jointe à une culture du respect de l'autre, de tolérance et de l'acceptation de l'autre dans sa différence. 

Eidict LOUIS. 


 

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